FESTIVAL DU FILM DE CONTIS – Pour sa 27e édition, la nouvelle équipe s’inscrit dans la continuité, entre compétition européenne de courts métrages et partenariats internationaux. Mathias Fournier, co-délégué général et programmateur, revient sur la quintessence de l’événement qui se tient du 22 au 26 juin.

Qu’est-ce qui fait l’originalité de ce festival de cinéma ?

La principale c’est le territoire sur lequel il se déroule. Contis est un village préservé et familial, il est apprécié pour ce cadre. Ici il y a la forêt des Landes, une plage et un cinéma d’art et essai ouvert toute l’année. Une réelle gageure ! Ce cinéma et le village deviennent le temps de l’événement une bulle créative. Les professionnels apprécient aussi ce cadre facilitateur de rencontres ; sans tapis rouge mais avec un tapis de sable (rire).

@SIMON GRASS

Quelle ligne éditoriale pour ce festival ?

La notion d’émergence est importante ainsi que la question européenne ! Pour multiplier les regards, les écritures, les styles. Pour certains, le court métrage est l’antichambre du long métrage et nous avons de beaux exemples de réalisateurs qui ont présenté leurs premiers courts ici et reviennent présenter leur long, à l’image de Fabien Gorgeart qui a remporté la compétition en 2008 pour son court Comme un chien dans une église et qui a présenté en avant-première son deuxième long La Vraie Famille l’année dernière. En même temps, nous souhaitons mettre en valeur la forme courte en tant qu’objet filmique abouti.

Quel jury pour cette 27édition ?

Nous sommes heureux de pouvoir annoncer les présences de Fanny Liatard et de Jérémy Trouilh, réalisateurs de Gagarine et actuellement en résidence d’écriture à la Maison Bleue de Contis, dispositif du département des Landes situé à quelques mètres du cinéma de Contis, pour leur deuxième long métrage.

Des thèmes émergeants ?

Depuis cette année, on a tissé une thématique autour de la fête et réfléchi à la question : « Comment peut-on encore faire la fête ? » Il y aura un bal cinématographique autour des différentes formes de la fête. Auteur du livre Pour un parti de la fête, l’enseignant à Sciences Po Vito Marinese viendra préalablement éclairer cette notion. Un set de Guido Minisky (la moitié d’Acid Arab) viendra clore cette soirée ! À travers ces rendez- vous, nous voulions interroger cette notion de fête et son potentiel politique.

Quel est le rôle d’un festival ?

Justement on a réfléchi à ce rôle de festival. On diffuse des œuvres, crée des liens entre les participants et les professionnels mais on est aussi un lieu de réflexions, un lieu où on peut mettre en perspective des notions grâce au cinéma, à la musique, aux sociologues, etc. C’est un lieu pour faire la fête mais également la penser ! (rire)

En dehors de ce temps fort ?

On a deux manières de le faire vivre en dehors de ce temps. Nous avons trois partenaires européens en Italie, en Espagne et en Allemagne qui permettent à notre de programmation d’exister en dehors de notre festival. Les réalisateurs français viennent présenter leur film dans ces différents festivals européens. Nous souhaitons également développer, ce que nous ne faisions pas préalablement, des activités d’éducation à l’image sur le territoire landais. Le festival doit aussi être une boite à outil pour les gens du territoire. 

Festival du film de Contis
du mercredi 22 au dimanche 26 juin, Contis (40)
festivalcontis.fr