C’était il y a 30 ans, dans la nuit du 9 novembre, 1989, le « mur de la honte » tombait. Afin de célébrer l’événement, signifiant plus que la réunification allemande, l’Opéra de Limoges se met à l’heure berlinoise.

Tout avait commencé par une nuit. Celle du 12 au 13 août 1961, lorsque le gouvernement de la République démocratique allemande, souhaitant enrayer l’exode vers la République fédérale d’Allemagne, érigeait un mur en plein Berlin. 155 kilomètres. 3,60 m de hauteur. 302 miradors. 14 000 Vopos. 600 chiens. Des barbelés. Un pays déchiré. Puis, un souffle nouveau arriva par l’Est avec Mikhaïl Gorbatchev. Voilà, brièvement, pour la page d’histoire.

Pour rendre hommage à cette date — le plus inoubliable de la fin du XXe siècle —, l’Opéra de Limoges propose une vaste journée de réjouissances, mêlant cinéma (projection du somptueux film de Florian Henckel von Donnersmarck, La Vie des autres) ; exposition photographique (tirée du fond personnel de Mireille et Alain Foucher) ; et, bien entendu, beaucoup de musiques !

Soit en trois temps : Mur-Mur, un« théâtre musical » où chaque tableau s’illustre d’influences esthétiques multiples ; de J. S. Bach à Einstürzende Neubauten en passant par Gustav Mahler et Kurt Weill. Ensuite, place au récital de Niklas Paschburg, jeune compositeur hambourgeois frayant dans la scène « néo-classique » ­— Nils Frahm, Ólafur Arnalds, Max Richter, Hauschka. Enfin, car il faut toujours danser pour mieux célébrer, place à l’after électro avec Théo Muller, d’ascendance bretonne malgré son patronyme, dont les productions ont été publiées chezWarp et lnfiné, connu des clubbers parisiens en tant que programmateurdu Monseigneur, et par la suite DJ résident etcurateur de La Machine du Moulin Rouge.

Il ne manque plus qu’un Imbiss dans le foyer et le dépaysement sera total. Viel Spaß !

Berlin Électrochoc, samedi 9 novembre, à partir de 17h, Opéra de Limoges.
www.operalimoges.fr