Dans l’exposition que l’artiste Jérémy Gobé a imaginé pour le centre d’art Rurart, de Rouillé, se tissent des liens entre le passé, le présent et l’avenir, mais aussi entre le territoire local et des enjeux environnementaux planétaires.

Jéméry Gobé

En guise de fil rouge, on trouve des petits animaux extrêmement anciens aussi fascinants qu’essentiels : les coraux. Menacés partout dans le monde par le réchauffement climatique, les récifs coralliens ont initié en 2017 chez ce plasticien, né en 1986, un vaste projet où l’art, la science, l’industrie et les savoir-faire traditionnels s’associent pour développer des solutions concrètes contre le déclin du corail.

Cette réflexion corallienne se poursuit ici dans une vaste installation évoquant un monde sous-marin ou une cavité naturelle, mais réactivant à coup sûr les imaginaires pariétal et rupestre. Réalisée à partir de laine de récupération tricotée, la paroi textile qui enveloppe l’espace d’exposition est traversée par des motifs évoquant des fossiles coralliens bien précis. Ceux-là mêmes qui étaient présents il y a plusieurs millions d’années, quand le département était alors recouvert par la mer, les algues et les coraux.

« Dans les sols l’avenir peut-être »Jérémy Gobé
Jusqu’au dimanche 26 juin, Rurart, Rouillé (86)
www.rurart.org