NICK CAVE. Événement à plus d’un titre, la projection en séance unique, vendredi 13 juin, au cinéma Utopia, à Bordeaux, du nouveau film d’Andrew Dominik dévoile l’intimité du musicien et de son comparse Warren Ellis.

Nick Cave & Warren Ellis ©Charlie-Gray

C’est vraiment jour de chance et ne pouvait mieux tomber, une seule séance, une seule salle, maintenant ou jamais. Que l’on soit ou non fidèle du chanteur, ce nouveau documentaire, qui fait suite à One More Time with Feeling (2016), déjà signé Andrew Dominik, plonge dans l’intimité d’une séance de répétition de cinq jours, au Battersea Art Center de Londres.

La relation entre le cinéaste néo-zélandais, révélé avec le terrifiant Chopper, en 2000 (et dont la b.o été signée par Mick Harvey, l’âme musicale historique des Bad Seeds), et l’artiste australien remonte à 2007 lorsque Nick Cave et Warren Ellis composent la musique de L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford.

Fascinante expérience d’un exercice a priori fastidieux, This Much I Know to Be True saisit la complicité du duo qui se connaît depuis une bonne trentaine d’années, interprètant des chansons extraites de Ghosteen (2019) et Carnage (2021) ; accompagnés de choristes ou d’un quatuor à cordes, en plus d’une mémorable apparition de la légendaire Marianne Faithfull.

Pour accompagner ce moment, Arthur-Louis Cingualte, hommes de lettres chic et érudit, auteur de L’évangile selon Nick Cave : le gospel de l’âge du fer rouillé, publié aux éditions Éclisse en 2020, une écoute religieuse de Carnage, et beaucoup d’amour…

THIS MUCH I KNOW TO BE TRUE, vendredi 13 mai, 20h30, Utopia Saint-Siméon, Bordeaux (33)
www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?id=6323&mode=film
www.theredhandfiles.com
www.nickcave.com