KYLE EASTWOOD – Le benjamin du dernier géant hollywoodien fait une halte à Andernos pour dérouler Cinematic, hommage subjectif aux BO qu’il admire.

Kyle Eastwood ©Jérôme Bonnet
Kyle Eastwood ©Jérôme Bonnet

Il aurait pu suivre les pas de son père, qui le fit tourner à quatre reprises (The Outlaw Josey Wales, Bronco Billy, Honkytonk Man, The Bridges of Madison County). D’ailleurs, en bon enfant de la balle, il apparaît dans Thunderbolt and Lightfoot de Michael Cimino. Il avait 6 ans, savourait une glace et admirait son père donner la réplique à Jeff Bridges.

Toutefois, c’est d’une autre passion paternelle qu’il a hérité : le jazz. Devenu bassiste et contrebassiste accompli, flirtant avec le hard bop et le contemporain, il n’en a pour autant délaissé les liens du sang, signant dès 1990
un début de collaboration fructueuse (soit compositeur, soit arrangeur) qui impressionne par sa qualité et sa fidélité (Mystic River, Million Dollar Baby, Letters from Iwo Jima, Flags of our Fathers, Changeling, Gran Torino, Invictus).

Néanmoins, il n’y a pas que des histoires de famille. Musicien de session réputé, Kyle Eastwood forme son propre quartet au début des années 1990 avant de publier son premier effort en solitaire From There to Here en 1998. 10 références plus tard – dont Songs from the Château (2011), enregistré au château Couronneau, en Gironde, aux côtés d’Andrew McCormack (claviers), Graeme Flowers (trompette), Graeme Blevins (saxophones) et Martyn Kaine (batterie) –, le bandleader n’a plus grand-chose à prouver, ayant même croisé le fer avec Stefano di Battista.

Légataire d’un certain esprit West Coast, il revisite avec gourmandise son panthéon cinématographique (Lalo Schifrin, Bernard Herrmann, Michel Legrand, John Williams, Henry Mancini, Ennio Morricone). Sans oublier qui vous savez… Marc A. Bertin

Kyle Eastwood
Jeudi 7 avril, 20h30, Théâtre La Dolce Vita, Andernos (33)
www.theatreladolcevita.fr