MÉTAVILLA

Julien Gachadoat investit la galerie bordelaise avec ses créations générées par du code informatique.

En 2004, Julien Gachadoat et Michaël Zancan fondaient 2Roqs. Installé à ses débuts à Agen, puis à Bordeaux, dans le quartier Chartrons et aux Bassins à flot, le studio a rejoint la Fabrique Pola en 2019.
Spécialisé dans la création numérique, 2Roqs a notamment développé l’interface du parcours permanent de la Cité du Vin ainsi que les boîtes pédagogiques du capc musée d’art contemporain. Parallèlement, les deux associés à la tête de cette entreprise développent un volet artistique qui prend la forme d’installations. Parmi elles, Gravity, qui utilise l’architecture d’un bâtiment en tant que surface de projection à des messages envoyés par tout un chacun avec son téléphone mobile. Particulièrement plébiscitée, cette animation interactive a sillonné le monde, de la Belgique (Festival de la lumière de Gand) à la Chine en passant par le Brésil (Festival Siana) ou Pau (Le Bel Ordinaire).
Depuis plus de deux ans, Julien Gachadoat explore un autre pan de cette discipline abyssale. Mené cette fois-ci en solo, son projet s’articule autour de la question de la mémoire et de la trace : « On travaille dans un domaine où tout va très vite, où tout est très volatile avec la perspective que les interfaces qu’on développe aujourd’hui n’existeront peut-être plus dans cinq ans. »
Se dégager de l’évanescence ontologique du numérique, laisser une empreinte, construire du tangible… c’est en ces termes que Julien Gachadoat résume son intention. Déclinée dans une quarantaine d’oeuvres de différents formats, son approche artistique fait appel à différents outils (traceur Axidraw, robots industriels détournés de leur fonction, code, algorithmes, etc.), pour sonder les potentialités poétiques du dessin génératif.

Anna Maisonneuve

« Julien Gachadoat – Lignes »,
jusqu’au samedi 17 octobre,
Métavilla, Bordeaux (33).
www.metavilla.org