PAT METHENY – Peu de guitaristes ont exploré leur instrument comme lui, allant jusqu’à s’en faire construire une, la Pikasso, avec 42 cordes. Escale à Cenon dans le cadre d’une tournée mondiale.

PAT METHENY ©John Peden

Dans la famille Metheny, on est trompettiste de père en fils. Et Patrick Bruce, né durant l’été 1954 dans le Missouri, n’y coupe pas, débutant à 8 ans l’apprentissage de cet instrument. Mais des problèmes dentaires lui feront abandonner le monde des cuivres pour une 6 cordes avec la réussite qu’on lui connaît.

Après avoir été fan des Beatles, et découvert le jazz avec Four & More de Miles Davis, il devient disciple de Wes Montgomery, dont il considère Smokin’ at the Half Note comme le meilleur album de jazz de tous les temps interprété par un guitariste. Ce disque lui servira d’exemple pour apprendre à jouer alors qu’il n’était encore qu’un adolescent. Une influence majeure dont il se détachera pour créer son propre chemin dans la musique, aidé en cela par les productions d’Ornette Coleman, pape du free jazz et qui a ouvert bien des voies.

Son premier album est enregistré en 1976, en compagnie de Jaco Pastorius, autre prodige de la guitare, basse cette fois-ci, qu’il a rencontré à l’université de Miami. Par la suite, Pat Metheny explore différentes formes du genre, parfois classique, d’autres fois progressive ou fusion, ou encore aux sonorités latines. Multi-récompensé tout au long de sa carrière, c’est un monument qui vient se produire en trio accompagné de James Francies au clavier et Joe Dyson à la batterie. 
FJ

Pat Metheny « Side-Eye », mardi 14 juin, 20h30
Le Rocher de Palmer, Cenon (33)
lerocherdepalmer.fr