En 2017, Éric Tabuchi et Nelly Monnier se sont donné pour projet d’inventorier par la photographie le bâti et l’architecture vernaculaire des régions naturelles de France. Par opposition aux départements administratifs issus de la Révolution, ces territoires de petite taille dessinent les contours flous mais vivaces d’une géographie physique, géologique, mais aussi historique et culturelle. Si leur nombre varie suivant les critères susceptibles de se chevaucher, le duo d’artistes a choisi d’en définir 450.

Arpentant les petites routes de l’Hexagone, les bourgs, les villages, les périphéries et les villes, le tandem capte sans hiérarchie esthétique devantures de commerces, carrières, discothèques, cinémas, monuments, usines, panneaux publicitaires, infrastructures, signalisations, lieux de culte, habitats individuels et collectifs, etc.

Ambitieux et un brin utopique, leur projet au long cours, baptisé «Atlas des régions naturelles », fait escale à Monflanquin où Éric Tabuchi et Nelly Monnier ont étoffé leur collection avec des images prises dans le Haut Agenais, le Pays de Serres, le Bergeracois ou encore le Périgord noir. Un éloge de l’hyperlocalité.

« Quartiers d’hiver », Éric Tabuchi et Nelly Monnier
Jusqu’au samedi 30 avril, Pollen, Monflanquin (47)
www.pollen-monflanquin.com