MAISON DE LA PHOTOGRAPHIE DES LANDES – Patrick Beaulieu et Anne-Cécile Paredes présentent « Changer n’est pas trahir », restitution de leur résidence artistique.

Créée en 2001 au sein de l’habitation natale de l’illustre photographe et ethnologue Félix Arnaudin (1844-1921), la Maison de la Photographie des Landes est, comme son nom l’indique, un lieu dédié à la création photographique et à sa diffusion départementale et régionale.

Succédant à Frédéric Desmesure, en poste jusqu’en 2019, Lydie Palaric en assure la programmation depuis 2020. Au printemps, celle qui dirige également La Forêt d’Art Contemporain a convié Patrick Beaulieu et Anne-Cécile Paredes pour une résidence de création. Autour d’une thématique commune, la rencontre, les deux artistes ont mené leur projet respectif à Labouheyre et ses environs.

Le premier, né en 1974 à Drummondville (province de Québec, au Canada), est un adepte des odyssées homériques. En témoignent son excursion en motoneige au cœur de la forêt boréale québécoise durant la période de fonte nivale comme sa trilogie VVV qui consistait à suivre la route migratoire des papillons monarques (Vecteur Monarque, 2007), celle des vents d’Amérique grâce à une girouette fixée sur le toit de sa camionnette (Ventury, 2010) et celle du destin et de la chance au moyen d’une roue de fortune attachée au capot d’une voiture (Vegas, 2012). Dans les Landes, Patrick Beaulieu a sillonné les forêts du territoire et son littoral. Sa curiosité s’est portée sur le gemmage, qu’il associe au processus photographique dans une approche expérimentale. Quant à Anne-Cécile Paredes, artiste franco-péruvienne dont le travail s’articule autour de l’histoire collective et sa transmission, elle a réalisé une série de mises en scène photographiques qui découlent d’ateliers menés auprès des scolaires et d’écrits espiègles adressés à Félix Arnaudin.
Anna Maisonneuve

(1) Cette méthode de récolte de résine de pin (appelée gemmage) consiste à faire une « entaille » sur le pin, qui provoque une sécrétion de gemme ou résine de pin brute, destinée initialement à faciliter la cicatrisation de l’arbre.

« Changer n’est pas trahir »
Jusqu’au samedi 15 octobre
Maison de la Photographie des Landes, Labouheyre (40)
www.maisondelaphotodeslandes.fr