FIFIB

Passée par différentes phases depuis le confinement, la 9e édition de la manifestation devrait se tenir du 14 au 19 octobre. Après validation de la préfecture juste une semaine avant…

Co-fondatrice du festival et directrice de production, Pauline Reiffers assure
mettre tout en oeuvre pour que la zone sensible – le village de la cour Mably – bénéficie d’un protocole sanitaire strict ; les cinémas ayant déjà leurs normes en vigueur. Ce lieu sera investi autour du thème de la télévision et de la télé-réalité avec un film chaque soir dont Running Man avec Arnold Schwarzenegger ou Prête à tout de Gus Van Sant, et, comme chaque année, des DJ sets, à la différence près cette fois-ci qu’ils inciteront les gens à ne pas danser (sic).
Johanna Caraire, co-fondatrice du festival et directrice artistique, elle, ne
voit pas trop l’intérêt de dématérialiser le festival en ligne ni de transposer des contraintes physiques au numérique (limitation dans le temps comme du nombre de places). Le FIFIB est un lieu de rencontre et doit se dérouler in situ.
Pourtant, cette année, les réalisateurs étrangers ne sont pas invités, à cause des multiples contraintes occasionnées par la Covid-19.
L’événement se recentre donc sur la France et la région bordelaise.
Deux focus sont organisés : l’un consacré à l’actrice Lætitia Dosch (La Bataille de Solférino de Justine Triet ; Mon Roi de Maïwenn ; et bientôt Assoiffés de Jérémie Elkaïm), qui viendra présenter une sélection de courts et longs métrages dans lesquels elle est interprète ; l’autre au réalisateur Sébastien Lifshitz (Presque rien, Plein sud, Les Invisibles, Bambi, ou tout récemment en salle, et présenté l’année dernière au FIFIB, Adolescentes) qui présentera plusieurs de ses films, dont une avant-première de Petite fille, et tiendra une masterclass autour de ses films de fiction et documentaires.
Une carte blanche est accordée à Lio, chanteuse belgo-portugaise à qui l’on doit Banana split ou Tétéou ? en compagnie de Jacky, mais qui a également joué dans bon nombre de films moins mainstream que les hits l’ayant rendue populaire.
Elle présentera Golden Eighties de Chantal Akerman (avec qui elle fit ses premiers pas au cinéma dans le documentaire Les Années 80) et Belgian Disaster de Patrick Glotz, deux films dans lesquels elle joue, ainsi qu’un classique de l’avantgarde féministe tchèque à découvrir absolument en salle, Les Petites Marguerites (1966) de Věra Chytilová.
Côté programmation, plus de trente films dans les différentes sélections
– internationale, avant-garde – et les compétitions Contrebandes et Courts Métrages, auxquels s’ajoutent huit films hors compétition en
avant-première dont À l’abordage de Guillaume Brac.
Le jury, lui, est un mélange de cinéphiles locaux ayant répondu à un appel lancé par le festival, rejoints par des personnalités telles que Maïmouna
Doucouré (réalisatrice de Mignonnes, son premier film actuellement en salle et victime d’une polémique insensée) ; Delphine Gleize (réalisatrice) ;
Alexis Langlois (réalisateur primé au 8e FIFIB) ; Alma Jodorowsky (actrice) ; Johan Papaconstantino (musicien) et Lio, qu’on ne présente plus mais que vous allez redécouvrir sous une nouvelle facette indé.

François Justamente

FIFIB,
du mercredi 14 au lundi 19 octobre,
Bordeaux (33).
fifib.com