Figure connue des arts, passé par le CAPC musée d’art contemporain et le musée des Beaux-Arts de Bordeaux, Dominique Beaufrère fait œuvre de passeur avec l’art et la lumière.

Pourquoi cette quête de la lumière ?

Car c’est par elle que les œuvres peuvent exister, puis exister à notre regard. On peut supposer que l’on peignait en plein air dès la Préhistoire, mais, face aux intempéries, l’homme s’est abrité dans les caves et les grottes et il a fallu apporter de la lumière, lumière soumise aux courants d’air et provoquant des ombres et des perspectives.

Donc, la lumière est la condition première de l’existence de l’œuvre. Ma rencontre avec l’art, c’est la grotte de Lascaux, en 1963, à l’âge de 7 ans. J’ai découvert des dessins magnifiques, un bestiaire à la puissance surnaturelle. Lascaux, c’est magique.

Pourquoi un livre ?

Afin de narrer une traversée dans l’histoire de l’art. Attention, toutefois, il ne s’agit nullement d’un ouvrage d’historien, mais de jalons à travers le sujet de la lumière. Une énigme en Égypte comme durant l’Antiquité, divinité, course d’Apollon… la lumière mythifiée.

Puis, viendra le travail sur les effets lumineux. Giotto fut ainsi le premier à peindre le ciel en bleu, qui dès lors, loin des canons religieux, devient une chose physique. Caravage pionnier des effets de lumière sur les corps sans représenter la lumière. D’une époque l’autre, un voyage des cieux de William Turner à la cathédrale de Rouen de Claude Monet, dont la peinture présente la décomposition de la lumière et du tableau.

À qui vous adressez-vous ?

C’est un « outil pédagogique » destiné à tous les publics, un sujet subtil, entre perception et relation, celles d’un cheminement. L’ouvrage d’un passeur de l’art s’adressant au plus grand nombre avec des artistes connus, d’autres non, via un sujet peu abordé. J’ai également glissé deux chapitres plus « scientifiques », consacrés à l’analyse de la recherche de la lumière, aux notions de couleur et de vision.

L’installation et la performance sont aussi à la noce…

…l’art au grand jour avec Annette Messager, pour son travail sur les ombres, qui dans sa démarche, sont des obsessions, des fantômes qu’elle rend visibles

Informations pratiques

L’art et la lumière, Dominique Beaufrère, Éditions William Blake & Co