Sous la houlette de son chef Seiji Inomoto et de son mix de cuisines française et japonaise, La Table d’Inomoto à Saint-André-de-Cubzac s’impose comme un immanquable trésor gustatif.

L’affluence dans un restaurant est-elle gage de sa qualité ? À cette question, une seule certitude : pour la Table d’Inomoto, la réponse est oui. Après quelques tentatives avortées, faute de place, il est enfin temps de pouvoir franchir la porte des lieux, distingués par le guide Michelin. Pas d’étoile, certes, mais une mention au « Bib Gourmand » consacré aux « petites tables ».

Mélange gastronomique

Un gage de qualité, mérité, pour le chef Seiji Inomoto qui, depuis des années, s’échine à régaler ses convives. Formé au Japon, dont il est originaire, il est arrivé en France pour s’essayer à la cuisine hexagonale. Aujourd’hui, il déploie tout son art en proposant « un mélange entre la gastronomie française et l’originalité de [son] pays », comme il nous l’explique ; nous faisant saliver pour la suite des opérations.

Une association matérialisée aux murs avec quelques œuvres japonisantes. En évidence aussi, la cave. Elle explique une carte des vins travaillée, se mariant avec les propositions du chef. Le midi, pas de choix pléthorique : une seule formule entrée-plat-dessert (22 euros) au contenu souvent renouvelé.

Définition du plaisir

Chacun débute ce déjeuner avec un velouté de champignons, chorizo et œuf mollet frit. Les conversations s’arrêtent laissant parler les couverts. Le tout disparaît vite pour contenter un palais ravi. Notons que l’œuf, parfaitement maîtrisé entre le croquant de la friture et le coulant du jaune, se marie à merveille avec le velouté et le chorizo qui relève le tout.

Seul choix du jour pour le plat principal : daurade, salsifis, riz ou échine de porc basse température, patates douces. Nul regret sur le choix du second. L’alliage de la sauce soja avec la viande, à la sublime cuisson, est un régal. Le tout fond dans la bouche, tout comme la purée de patate douce. Il ne reste plus qu’à redemander du pain pour finir de saucer. Le verre de vin rouge recommandé, Château Ludeman Les Cèdres 2019, sublime le moment.

Il reste juste assez de place pour le dessert. Et il aurait été dommage de passer à côté de ce financier twisté au matcha avec ses fruits rouges, son sorbet framboise et sa chantilly saupoudrée de… matcha ! Fruité, gourmand : la définition du plaisir.

À regret, il est temps de partir, mais sûrement pour mieux revenir et découvrir les menus découverte (37 euros) et dégustation (47 euros), proposés le soir. Ils amèneront sûrement vers d’autres horizons culinaires.

Guillaume Fournier

La Table d’Inomoto
85, rue Nationale, Saint-André-de-Cubzac (33)
Du mardi au samedi, 12h-14h. Du jeudi au samedi, 19h30-21h30.
Réservation au 06 50 72 69 01.