Jusqu’au 6 septembre, à Saint-Jean-de-Luz, près de quarante années du travail de Balenciaga, couturier basque, natif de Getaria sont exposés.

La majorité des pièces n’a jamais été encore présentée au grand public. 40 ensembles et accessoires, issus de collections privées, retracent quatre décennies de créations confectionnées par Cristóbal Balenciaga Eizaguirre (21 janvier 1895-23 mars 1972) entre les années 1920 et la fin des années 1960.

Pièces inédites

Robes du soir, manteaux architecturés, tailleurs signatures, chapeaux minimalistes et accessoires ravivent la mémoire du couturier espagnol dont les pièces autrefois modernes, aujourd’hui intemporelles, continuent d’inspirer les créateurs actuels.

Parmi les créations exposées, se trouve une robe de mariée de 1952, un bijou de 50 mètres de tulle blanche qui a nécessité un repassage d’une journée entière ou encore un ensemble ayant appartenu à Doris Kleiner, la seconde épouse de l’acteur Yul Brynner.

Alors que le couple avait passé un été à Saint-Jean-de-Luz, le modiste originaire du petit port de pêcheurs Getaria, situé à quelques kilomètres de là, était venu plusieurs fois lui rendre visite. Une histoire qui a poussé le commissaire de « Balenciaga, le magnifique », Pedro Usabiaga, à choisir la cité balnéaire pour cette première exposition en France.

Et, quelque part, au-delà de leur apparence luxueuse, c’est justement une histoire que racontent ces vêtements. Celle d’une recherche de sophistication comme de simplicité, d’une somptuosité des matières face à la sobriété des formes ou encore d’un difficile équilibre entre tradition et modernité par un homme considéré comme l’un des plus grands couturiers du XXe siècle.

Flora Étienne

Informations pratiques

« Balenciaga, le magnifique »,
du mercredi 8 juillet au dimanche 6 septembre,
La Rotonde, Saint-Jean-de-Luz (64).