Traditions basques, hymne à la nature et deuil sont au cœur de Bezperan, la création du collectif de danse et de musique Bilaka.
Une projection intime vers un avenir proche et incertain. C’est ce qu’évoque une expression orale basque, Bezperan, dont est tiré le nom de la dernière création du collectif de danse et de musique Bilaka. Elle raconte l’histoire de femmes et d’hommes qui, une nuit d’hiver, à l’occasion d’une veillée funèbre, annoncent en premier la nouvelle aux abeilles : l’hiver est mort.
Une façon de leur épargner de l’inquiétude et de s’assurer leur protection. En perpétuant ce rite ancestral, ils préservent l’harmonie entre êtres humains et êtres vivants.
Hommage à la nature
Thèmes récurrents dans le répertoire de la compagnie, l’hommage à la nature et le questionnement sur la perpétuation des coutumes, entre conservation et évolution, sont ici centraux. Au-delà de l’histoire contée, les chorégraphies proposées par le collectif, réalisées sur les conseils du futur directeur Martin Harriague du Centre chorégraphique national — Ballet Biarritz, et mises en scène par Daniel San Pedro, témoignent de cette volonté de faire dialoguer tradition et modernité.
D’ordinaire au nombre de quatre, Bilaka s’est étoffé de quatre autres danseurs du Pays basque Sud pour respecter le nombre d’or de plusieurs danses traditionnelles marquant le calendrier des rites carnavalesques. Danses des bâtons (makil dantza) et danses des rubans (zinta dantza) viennent également enrichir la création, rythmée par les sonorités répétitives et minimalistes de l’instrumentarium, violon, tambourin, percussions ou encore accordéon.
Flora Étienne
Informations pratiques
Bezperan, Collectif Bilaka, mise en scène Daniel San Pedro,
du mardi 5 au jeudi 7 mai, 20h,
Tanka – centre culturel Peyuco Duhart, Saint-Jean-de-Luz (64).
mardi 12 mai, 20h,
Espace Jéliote – Centre national de la Marionnette, Oloron-Sainte-Marie (64).