Du 10 au 20 juin, la 18e édition du festival Ôrizons déroule une programmation plurielle et engagée, destinée à montrer la richesse culturelle du Proche-Orient.

Résister par les arts et la culture. Voilà le mantra à l’œuvre, entre le 10 et le 20 juin, au festival Ôrizons. La manifestation, intégrée à la Saison nationale Méditerranée 2026, propose en effet une riche programmation entrant en résonance avec l’actualité guerrière et mortifère qui règne au Proche-Orient.

Dialogue des talents

À la galerie L’App’Art, à Périgueux, sera exposée la série Beyond the Sky and the Sea du photojournaliste palestinien Ismail Abu Hatab. Il y montre les rives de la Méditerranée à Gaza, où les réfugiés des différents conflits tentent de survivre. Un travail de documentation qui s’est soudainement arrêté puisque son auteur a été tué le 30 juin 2025, à 33 ans, lors d’un bombardement israélien. L’autre exposition sera collective et focalisée sur la chaise en plastique, objet devenu politique et social.

Côté spectacle vivant, l’affiche sera aussi garnie, avec des voix fortes comme celle de Najoua Darwiche. Dans Le Grand Tirage, elle déploie un espace de paroles autour de grands sujets de société, mais aussi de l’intime. À ne pas manquer non plus, les performances culinaires de Hiba Najem. L’artiste libanaise proposera notamment Fatayer bi Banadoura — Chaussons aux tomates, où elle entraîne les spectateurs en cuisine pour mettre la main à la pâte et leur raconter une histoire plus personnelle.

Enfin, des concerts sont également prévus, comme celui faisant dialoguer les talents de la mezzo-soprano franco-iranienne Ariana Vafadari et du joueur de saz et de oud kurde Ruşan Filiztek. Le clarinettiste Yom, en trio avec les frères Ceccaldi, conclura ce festival à l’Agora de Boulazac avec Le Rythme du silence, méditation musicale poussée jusqu’à la transe.

Guillaume Fournier

Informations pratiques

Festival Ôrizons,
du mercredi 10 au samedi 20 juin,
Dordogne (24).