Le nouveau centre d’art contemporain, PARCC, ouvre ses portes dans le sud des Landes, à Labenne. Le pôle culturel de la communauté de communes MACS parie sur le pouvoir attractif de cet équipement structurant.

Être baptisé à l’aide d’un sigle. Le Pôle Artistique Créatif Contemporain inauguré ce mois de juin sur le littoral landais n’échappe pas à l’usage désormais en vigueur pour les lieux d’art contemporain. De toute évidence, l’acronyme PARCC se veut évocateur d’un lien fort avec la nature environnante. Dessiné par le cabinet bordelais BLAMM Architecture, le bâtiment se fait discret sous la pinède, épousant le mouvement de la dune à laquelle il est adossé, au cœur de la commune de Labenne. On y accède à pied.

En charge des affaires culturelles, Patrick Benoist, son vice-président, rappelle l’intention de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud (MACS) de « tisser des liens étroits entre création actuelle et transition écologique ». En écho, le directeur François Loustau annonce une première exposition intitulée précisément « Nous qui aimons le monde » (une vingtaine d’œuvres issues de la collection du Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA), pensée comme une invitation à « réfléchir à la manière dont on se projette dans notre monde en mutation ».

Au PARCC, « Tout a été conçu en fonction des demandes des artistes »

« Pour que l’art soit agissant, professe François Loustau, il faut qu’il soit vu et compris. » À ce titre, son projet promet d’insister sur les actions de médiation. Patrick Benoist se souvient qu’au moment du recrutement, le profil du nouveau directeur s’était démarqué en raison de son credo en « l’art destiné à tous » et de sa volonté de « faire sortir le lieu de ses murs » grâce à des partenariats délocalisés.

Le PARCC envisage de montrer la diversité des propositions de l’art contemporain tout en offrant par exemple des ateliers de bande dessinée et en restant ouvert à des disciplines telles que le manga ou le street art. Avec plus de quinze années à mener son projet associatif La Maison, François Loustau est riche par ailleurs d’une bonne connaissance du réseau des arts visuels au Pays basque et dans les Landes. Au sein du PARCC, des espaces de travail ont été aménagés pour accueillir séances d’éducation culturelle et résidences de création. « Tout a été conçu en fonction des demandes des artistes, précise Patrick Benoist, pour pouvoir travailler ou tout simplement se rencontrer et échanger sur leurs pratiques. »

Un PARCC artistique

Véritable espace muséal, trois pièces ont vocation à présenter les projets artistiques. La principale est une enceinte répondant au cahier des charges du white cube, « pensée pour autoriser beaucoup de choses au niveau technique », selon le directeur impatient de voir « comment les artistes vont s’emparer du lieu ». Une salle d’exposition annexe et un salon de projection vidéo sont en renfort « pour des propositions en décalage et un tuilage des temporalités, pour proposer six moments d’inauguration différents dans l’année ».

Ouvert les samedis et dimanches, ainsi que pendant l’intégralité des mois de juillet et août, le PARCC entend attirer les publics aussi bien locaux que de passage. « Les touristes viendront surtout les jours de pluie », s’amuse Patrick Benoist, tandis que François Loustau renchérit en un sourire : « Il n’y a pas que les parcs aquatiques, il faut dorénavant aussi compter sur les parcs artistiques. »

Guillaume Gouardes

Informations pratiques

PARCC, Théâtre de verdure, Labenne (40).
Inauguration samedi 8 et dimanche 9 juin


« Nous qui aimons le monde », « Nuées », Emmanuelle Leblanc, « Paradisus », Mali Arun,
du samedi 8 juin au dimanche 5 janvier 2025.

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