À Mérignac, la salle de spectacle ouverte en 1989 vient de dévoiler plus de 90 spectacles et 100 représentations pour la saison 2026/2027, alors que le groupe S-Pass, gestionnaire du lieu, vient d’être racheté par GL Events.

Un vent de fraîcheur pour un nouveau chapitre. Jeudi 4 juin, sur la scène du Pin Galant, à Mérignac, pas de spectacle, mais une présentation attendue. La traditionnelle conférence de presse devait lever le voile sur la programmation artistique pour la saison 2026/2027 de l’une des salles emblématiques de la métropole bordelaise.

Période mouvementée

Avant les détails, quelques éclaircissements. En effet, l’équipement culturel vit depuis plus d’un an une période mouvementée. Après une reprise en main par S-Pass, propriété de Fimalac, un nouvel acteur vient d’entrer en jeu : GL Events, qui a racheté Fimalac.

« La gestion du Pin Galant passe par une structure dédiée, basée à Mérignac, et détenue à 100 % par S-Pass. Le rachat par GL Events n’impactera donc pas directement les équipes et sera même positif pour le Pin Galant », promet Olivier Martin, directeur général de S-Pass, présent sur scène, misant sur une augmentation des activités de la partie Congrès du site.

À ses côtés, le maire de Mérignac, fraîchement élu, Thierry Trijoulet tient à rappeler que, s’il y a eu du changement, le cadre reste le même, avec une délégation de service public structurante qui est toujours en place.

Copieuse affiche

Également présent sur scène, le directeur du Pin Galant, Philippe Prost, a ensuite dévoilé une partie des spectacles avec une affiche qui s’annonce copieuse : plus de 90 événements et 100 représentations. Du cirque à l’opéra en passant par les esthétiques cardinales de l’ADN du Pin Galant — danse, théâtre, humour et concerts —, il y en aura pour tous les goûts.

Côté théâtre, à noter la venue du toujours génial Jean-Paul Rouve pour la pièce à succès Le Bourgeois Gentilhomme. Mise en scène par Jérémie Lippman, la pièce revisite cette satire sociale de Molière en y installant notamment des séquences de danse aux accents loufoques. Avec 21 propositions, le théâtre continue de s’afficher en grand, avec des pépites comme Cochon d’Inde de Sébastien Thierry ou Dans le couloir, pièce de Jean-Claude Grumberg où deux acteurs sacrés se donneront la réplique : Jean-Pierre Darroussin et Christine Murillo.

Ode à la félicité

Même avec sa nouvelle identité visuelle, le Pin Galant continue de faire la part belle à tous les arts et notamment à la danse. Preuve en est avec les passages de Maldonne, première création sur plateau de l’une des figures montantes de la danse contemporaine, Leïla Ka, ou de Credo, d’un autre grand nom de la danse, Nicolas Huchard.

Envie de rire ? Vous êtes aussi à la bonne adresse, avec un panier garni de qualité et très divers. Le nouveau spectacle musical des Coquettes, le retour d’Alex Lutz, le phénomène Moguiz, la Culottée Christelle Chollet ou Olivier De Benoist qui revendique son Droit au bonheur ; voilà quelques-unes des possibilités pour exercer ses zygomatiques.

Une ode à la félicité qui sera aussi sûrement au rendez-vous lors des concerts prévus. Un patchwork de noms identifiés (Bénabar, Raphaël, Thomas Dutronc…), de prises de risques alléchantes — comme celle du rappeur Youssoupha, qui viendra interpréter ses textes accompagnés d’un chœur gospel et de musiciens classiques — et d’états de grâce à prévoir. Un exemple ? La venue de l’immense chanteuse malienne Fatoumata Diawara, en collaboration avec l’Opéra national de Bordeaux Aquitaine.

Impossible de tout lister, mais avant de conclure, notons une percée dans le domaine du jeune public avec un festival dédié, les Petites Graines du Pin Galant, en février. Et surtout, un rendez-vous à noter : l’ouverture de la billetterie, réservée les 16 et 17 juin aux Mérignacais, puis, à partir du 18 juin, pour tout le monde ! Vous connaissez désormais le destinataire de votre appel du 18 juin…

Guillaume Fournier