À Anglet, ce spectacle, à la croisée de la musique et de la danse, réunit Robyn Orlin, Phuphuma Love Minus et Camille autour de la question de l’urgence climatique.

Le temps d’une soixantaine de minutes, Afrique et Europe entrent en dialogue. …alarm clocks… est le résultat d’une commande passée en 2020 par la Philharmonie de Paris à Robyn Orlin. Chorégraphe sud-africaine de renom, celle qui est aussi danseuse a fait de la richesse culturelle et des fractures sociétales de son pays sa principale source d’inspiration.

Avec cette invitation de l’établissement culturel parisien, elle concrétise son envie de réunir à l’occasion de cette nouvelle création la chanteuse Camille et le chœur d’hommes sud-africain Phuphuma Love Minus. Tandis que la première est tour à tour chanteuse, compositrice de musiques de films et actrice, dont l’univers musical oscille entre le folk, le R’n’B et les percussions corporelles, le second perpétue la tradition de l’isicathamiya. Ce genre né il y a plus d’un siècle parmi les ouvriers zoulous exilés dans les faubourgs de Durban et Johannesburg associe le chant a cappella et la danse.

A lire aussi : Les Castors réparent ce que les hommes détruisent

Un mélange des styles qui permet à la musique, la danse et la performance de s’entremêler autour d’une ode à la nature. Robyn Orlin relève le défi de réaliser un spectacle sur l’eau, sans eau. Entre deux dialogues et esquisses de mouvements corporels, au milieu d’une mer d’étoffes bleutées, Camille interprète des chansons relatives à l’eau, du traditionnel À la claire fontaine à l’indémodable Cry Me a River en passant par Les Canards sauvages. Entre émotions et réflexions, …alarm clocks… semble être un cri du cœur face à une urgence climatique qui ne connaît pas les frontières.

Flora Étienne

Informations pratiques

…alarm clocks are replaced by floods and we awake with our unwashed eyes in our hands … a piece about water without water, Robyn Orlin, Camille, Phuphuma Love Minus, mercredi 13 mai, 20h, Théâtre du Quintaou, Anglet (64).