Maillard, Dis-leur, OPA, Mitch, Janine… voici nos bonnes adresses gastronomiques à Bordeaux et Bayonne pour ce début d’année 2024. Il n’y a plus qu’à se régaler !

Maillard

La LGV semble avoir des répercussions sous-estimées au niveau de la scène culinaire bordelaise. En effet, les bistrots y fleurissent et celui-ci semble avoir, de prime abord, un faux air de brasserie parisienne. Porte-menu à l’entrée, assiettes logotypées, service élégant et dynamique, on en retrouve déjà les codes.

À la carte, les classiques de la gastronomie française (escargots, agneau de sept heures ou paris-brest) feront à coup sûr plaisir aux amateurs. Pour son nom, « Maillard », le restaurant s’est inspiré de la célèbre réaction chimique qui permet le brunissement en cuisson et donc le déploiement des arômes.

Technique, la référence est à la hauteur du bon moment passé à table ce soir-là. Le bœuf bourguignon se révèle très bon et copieux, le cordon bleu servi avec gratin dauphinois et sauce aux morilles ainsi que les profiteroles, très gourmands. L’addition — 106 euros à deux comprenant un doux vacqueyras à 45 euros — reste juste en termes de quantité et qualité des mets. Morale ? Repus et ravis d’avoir bien mangé et bien bu.

  • L’adresse : Maillard, 17 rue Saint-Rémi, 33000 Bordeaux

OPA

Si, en bon Bordelais, vous baguenaudez le dimanche du côté des Capucins l’estomac dans les talons, voici un tuyau : foncez chez OPA. Aux abords du marché, un stand avec une belle bâche bleue aux couleurs de la Grèce et de bonnes odeurs de grillades vous accueillent en câlinant la narine.

Vous êtes à bon port, alors commandez un souvlaki et des kolokithokeftedes (des beignets de courgettes et feta frits accompagnés de tzatzíki). Votre dimanche prendra tout de suite une belle tournure. On dit merci qui ? Merci au bon souvlaki, dont le nom veut dire « brochette » en grec, fait maison par Sara et Niko.

Inspirés par un voyage dans le pays natal de ce dernier, ils ont élaboré une recette mariant le meilleur des ingrédients d’ici avec ceux de là-bas. Dans la pita artisanale, on savoure alors un poulet mariné 48h cuit doucement sur la braise, de la feta, des légumes frais, de l’origan sauvage et des herbes (menthe/persil/aneth) ainsi qu’une bonne dose de tzatzíki maison délicieux. Bref, à jour saint, divin sandwich.

  • L’adresse : OPA, tous les dimanches – marché des Capucins (en extérieur)

DIS-LEUR

« Dis-leur » ? Alors ok, laissez-moi ce mois-ci en être le messager. Car oui, j’ai enfin testé ce bistrot végétalien de la rue du Loup. L’adresse semble avoir déjà conquis une clientèle d’habitués, en témoigne une salle comble ce midi-là ! Depuis bientôt 4 ans, Justine (en salle) et Nicolas (en cuisine) se sont lancés dans le challenge en inaugurant la semaine avant le premier confinement.

Malgré ce départ compliqué, le bilan, à l’arrivée, s’avère très positif. Avec une expérience de dix ans en cuisine dans une brasserie omnivore, Nicolas travaille à imaginer des plats gourmands sans produits d’origine animale, en usant parfois de « similis » comme le seitan ou le tempeh (pâte à base de soja fermenté).

Sans avoir la prétention ni l’intention d’imiter des recettes existantes, Ce midi-là, je ne serai pas la seule curieuse à apprécier l’expérience et découvrir donc de nouvelles textures et saveurs avec un seitan à la bourguignonne et en entrée, un velouté de chou-fleur, citron confit et crème de sésame noir. Au printemps, les horaires d’ouverture changent et laissent place le soir à une carte de tapas.

  • L’adresse : Dis-leur, 45, rue du Loup, 33000 Bordeaux

JANINE

Cela fait si longtemps que j’ai cette adresse dans le viseur que je ne m’explique toujours pas comment j’ai pu en pousser la porte si tardivement. Ce beau samedi de décembre marquera à jamais le jour où j’ai pu percer ENFIN les secrets de Janine. Au vu du monde qui arrive en flot continu depuis midi et se succède sur deux services, je vois que mon intuition est bonne : l’adresse est déjà validée par nombre d’amateurs.

À la carte ce midi-là, un velouté de champignons, œuf poché, champignons crus et une tartine poires/fourme si belle que j’ose à peine croquer dedans ainsi qu’une truite mi-cuite, purée de chou-fleur, crumble de noix et carpaccio de choux de Bruxelles. Double strike, on s’est régalés. À tester aussi, la carte de vins nature sélectionnée par Ninja, la cave sœur du restaurant, un autre bon point de ravitaillement à connaître si vous passez par Bayonne.

  • L’adresse : Janine, 12, rue Port-de-Castets, 64100 Bayonne

MITCH

La nouvelle adresse de la place Gambetta donne rapidement le ton avec cette référence qui parlera à quiconque ayant traversé les années 1990. Mitch comme Mitch Buchannon ou le sourire bright et le slip de bain rouge le plus culte du petit écran ? Ok, vous l’avez ? Alors passons maintenant au plus important : le menu.

L’équipe d’Heiko lance cette fois un concept dans un registre moins sain que les pokés mais inspiré d’un produit populaire et redoutablement sexy : le sandwich. Avec près de 8 recettes et une option « à composer soi-même », ici on célèbre le sandwich sous son meilleur jour, avec, en prime, des croques ou un hot dog. Entre deux couches de pain signées Buns Baker (dealer de mie connu des bons restaurateurs), le sandwich est garni de charcuteries coupées sur place le matin même comme du bœuf fumé ou de la spianata (sorte de chorizo italien) et de sauces maison (pesto, mayo truffée, miel-moutarde ou ketchup de piquillos).

À déguster au calme dans la petite salle en sous-sol ou en terrasse aux beaux jours, voici donc un sandwich fait minute qui ravira les ados comme les adultes avant d’aller se faire une petite toile (eh oui, la proximité avec les cinés vous en donne une parfaite opportunité). Comptez entre 15 et 17 euros pour une formule avec boisson et dessert.

  • L’adresse : Mitch, 22, place Gambetta, 33000 Bordeaux

MINOUCHE

La rue des Remparts, à Bordeaux, se dote d’une nouvelle adresse à la fois café, restaurant et afterwork (même si cet anglicisme peut faire vite sombrer le lieu dans le ringard, je vous l’accorde). Vous aurez tout de même saisi le principe, ici on peut manger le midi une assiette avec un verre et le soir, l’inverse : boire un verre avec, pourquoi pas, une assiette.

Attirée par la belle typo trônant sur la devanture, je m’y suis attablée pour déjeuner. Au menu, céleri rémoulade, aile de raie et riz au lait. Le décor est efficace, les plats réussis, les prix raisonnables (entre 4 et 8 euros l’entrée, entre 14 et 18 euros le plat). Bon à savoir : samedi la maison propose un brunch à 25 euros et pour les événements de groupe, l’arrière-salle est privatisable.

L’adresse : Minouche, 64, rue des Remparts, 33000 Bordeaux

Pauline Lévignat

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