Date unique et absolument immanquable, le 6 juin à Bordeaux, au Casino Barrière, pour l’une des plus grandes légendes du jazz de sa génération, Stanley Clarke.
Son nom illumine les conversations entre amateurs. Son parcours est digne du Who’s Who. Son influence demeure incontestable. Sa condition de superstar du genre tout autant. Natif de Philadelphie, état de Pennsylvanie, Stanley Clarke, très tôt encouragé par sa mère, s’essaie tour à tour à l’accordéon, au violon, au violoncelle, avant de jeter son dévolu sur la basse, tout en se tannant le cuir entre formations pop et concerts de jazz, avant d’intégrer la prestigieuse Philadelphia Music Academy.
Galaxie de monstres sacrés
Diplôme en poche, le voilà à New York, prêtant ses talents à une galaxie de monstres sacrés : Art Blakey, Horace Silver, Dexter Gordon, Pharoah Sanders, Stan Getz ou Joe Henderson. Excusez du peu. Toutefois, sa grande affaire en ces bouillonnantes années 1970, c’est Return to Forever, parangon jazz fusion — aux côtés de Chick Corea et d’une pléiade de sidemen fuoriclasse tels Joe Farrell, Airto Moreira, Flora Purim, Steve Gadd, Lenny White ou Al Di Meola — qui tutoie Headhunters, Mahavishnu Orchestra et Weather Report.
Succès critique et public, pluie de distinctions, RTF triomphe mais cela n’empêche pas le bassiste de se lancer en solitaire, musardant en territoire funk ou R’n’B, croisant le fer avec ses pairs (George Duke, Billy Cobham, John McLaughlin, Gato Barbieri), comme avec l’aristocratie rock (Joni Mitchell, Ron Wood, Jeff Beck, Stewart Copeland, Paul McCartney). En un mot comme en cent, Stanley Clarke est incontournable.
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Insatiable Stanley Clarke
Et insatiable, fondant Fuse One (avec John McLaughlin, Eric Gale, Lenny White, Tom Browne, Stanley Turrentine, Wynton Marsalis et George Benson), composant pour le cinéma (Boyz n the Hood, Poetic Justice, Passager 57, Little Big League), lançant des étiquettes (Slamm Dunk, Roxboro Entertainment Group) avant d’intégrer le SUPER groupe de bassistes SMV avec Marcus Miller et Victor Wooten.
Nouveau siècle, ambition immuable. Son appétit de rencontres ne le quitte nullement. 75 ans, 4 Grammy Awards, 40 albums dans la musette, dont le récent Last Train to Sanity, et une tournée mondiale (en forme de florilège de sa carrière), flanqué des jeunes muscadins 4Ever, et le sens de la transmission via la Stanley Clarke Foundation, voilà le menu (bilan ?) 2026.
« La musique n’est pas qu’une question de technique ou de vitesse, c’est une conversation. Mon but, chaque soir, est que ma basse raconte une histoire qui résonne chez chaque personne dans le public. »
Marc A. Bertin
Informations pratiques
Stanley Clarke,
samedi 6 juin, 20h30,
Casino Barrière Bordeaux, Bordeaux (33).