Pour les beaux jours, petit tour subjectifs dans les galeries de Nouvelle-Aquitaine pour les expositions à ne pas manquer cet été.
Les beaux jours à Biarritz
L’été n’est pas seulement une saison. C’est une sensation physique : la chaleur sur la peau, la lumière qui efface les contours, le temps qui s’étire jusqu’à perdre sa forme. « Sunbath » part de cette expérience : non pas l’été comme décor, mais comme état intérieur. Cette exposition collective, présentée à la Galerie GT, à Biarritz, réunit Kazy Usclef, Kadae, Béatrice Côté et Timm Blandin, autour de cette même évidence.
Quatre langages distincts, une seule matière : la figure dissoute dans la lumière, le corps abandonné à la chaleur, le paysage réduit à ses sensations essentielles. Quelque chose de charnel, de lent, de pleinement estival.
- A retenir : « Sunbath : L’été comme sensation », jusqu’au samedi 1er août, Galerie GT Grécourt, Biarritz (64).
Summer days and summer nights à Hendaye
Depuis les années 1970, Claude Nori photographie inlassablement l’activité balnéaire qui réactive la flamme de son adolescence par sa lumière chaude, les sonorités et les musiques particulières de l’été, la chaleur propice à mettre les corps à nu ou en émoi, libérés des contraintes du quotidien. La plage, l’architecture, les lieux qui évoquent chez lui des scènes des films du néoréalisme empreints de poésie et de mélancolie, le ramènent souvent à son enfance sur les bords de mer italiens avec ses parents.
Installé depuis plus de vingt ans sur la côte atlantique, dont il invente une sorte de métaphysique, il prolonge par des images en noir et blanc ou en couleurs, une poésie qui ne refuse pas le réel et brouille les frontières. À la galerie L’Angle, à Hendaye, « Enfin la plage ! » célèbre sa capacité à nous plonger dans une parenthèse magique où tout est possible, où le bonheur se mesure en quantité de lumière dorée, et où l’on se souvient, avec nostalgie et tendresse, que la vraie richesse, c’est le temps qui s’offre à nous, sans compter.
- A retenir : « Enfin la plage ! », Claude Nori, jusqu’au dimanche 19 juillet, L’Angle, Hendaye (64).
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Dialogues à Magescq
Jusqu’au 31 août, à Magescq, « Du vent dans les synapses » invite à s’évader le temps d’une rencontre avec Xavier Carrère et Gertrud Varailhon. Le showroom Xavier Carrère accueille près de trente œuvres des deux artistes. Longtemps identifié au verre soufflé, Xavier Carrère revendique aujourd’hui une pratique plus large. Plasticien et sculpteur, il façonne le verre, le métal, la pierre, le bronze, le bois ou le béton. Ses dernières séries interrogent la fracture, l’assemblage et la réparation, dans l’esprit du kintsugi. Gertrud Varailhon, elle, inscrit sa recherche dans le végétal.
Depuis plus de vingt ans, elle transforme les aiguilles de pin récoltées dans son jardin landais en parures monumentales. Par accumulation, ces milliers de fragments composent des œuvres à la frontière du textile et de la sculpture. Le geste répétitif construit des volumes denses, proches d’une fourrure ou d’une tapisserie végétale. Son travail évoque la croissance, la mémoire du paysage landais, la fragilité et la résistance du vivant.
« Du vent dans les synapses », Xavier Carrère & Gertrud Varailhon, jusqu’au lundi 31 août, showroom Xavier Carrère, Magescq (40).
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